lundi 1 décembre 2014

6 décembre à partir de 17 heures à la Petite librairie des Champs




LE 6 DÉCEMBRE À PARTIR DE 17 HEURES
« Beat Generation d’hier et d’aujourd’hui » à la petite Librairie des Champs
et Guy Robert pour son livre Reconnus édition de l'Arbre Vengeur
 
Yves Artufel
Guy Robert

17 h : présentation des éditions Gros Textes et dédicaces des ouvrages des auteurs présents
18 h : lectures à plusieurs voix, accompagnées de projections
19 h : apéro avec les participants suivi d’une lecture de Guy ROBERT accompagnée elle aussi de projections.

 Hommage au poète beat-marin pêcheur Alain  JEGOU décédé en 2013
« Déjà trois fois qu’on sent le rafiot s’enfoncer dans le bouillon glouton. Déjà trois fois qu’on s’échine à caler et arrimer tout le matos qui valdingue sur le pont. Déjà trois fois qu’on frôle le point de submersion, qu’on redresse la coque in extremis, qu’on repointe les naseaux hors de l’eau en se disant que la mer c’est quand même un sacré bath endroit où il fait vraiment bon s’éclater. Déjà trois fois qu’on se dit qu’on aurait dû se faire lobotomiser avant l’appareillage, charcuter la boîte à sentiments, histoire de décrisper en s’autoproclament empereur des tarés, c’est juste ce qu’on se dit en replongeant l’étrave profond dans le bouillon pour la quatrième fois» (Alain JEGOU / IKARIA LO – PASSE OUEST »

mercredi 26 novembre 2014

Samedi 6 décembre à la Petite Librairie: la Beat generation avec Yves Artufel, Karin Huet et Jean Azarel et Guy Robert pour la présentation de son livre aux éditions de l'Arbre Vengeur!

 La petite librairie ouvrira ses portes à 17 heures pour accueillir Yves Artufel et les éditions GROS TEXTES, il y aura des tables de livres comme d'habitude,

Yves Artufel

mais aussi Karin Huet, auteure de Carnets de Voyage et Jean Azarel auteur de Marche lente (ed.Samizdat), tous deux également publiés aux éditions Gros Textes.

Tous les trois nous régaleront à 18 heures d'un récital autour de quelques figures de la Beat Generation dont Jack Kerouac himself!

Ensuite apéro partagé!

Enfin à 20 heures nous écouterons Guy Robert qui viendra présenter son livre Reconnus paru aux éditions de l'Arbre vengeur en 2014.


Le Clavier Cannibale 
Le trublion de la vie: Guy Robert  
Lecteur, tu aimes rire en lisant? Tu aimes lire en risant? Ça tombe bien. Un livre vient de paraître qui 
va pouvoir t'aider à accomplir en même temps ces deux actes indispensables. Il s'appelle Reconnus et 
il est signé Guy Robert.  
La célébrité, tu le sais, ressemble à l'idée un peu fantasmatique que tu te fais du céleri: jamais tu ne 
sauras si tu l'aimes vraiment. Mais heureusement pour toi et pour nous, Guy Robert l'a goûtée à 
travers tant de rencontres que tu auras le vertige en lisant son livre. Cet homme les a tous 
fréquentés. Il a vu qui tu sais. Qui tu ne verras jamais. Il a côtoyé des émirs, tutoyé des stars, frôlé des 
hétaïres. Et en prime il te raconte tout. Te dit tout. 
J'aimerais bien croiser Guy Robert, cet anonyme désormais affublé d'un nom, dont Eric Chevillard a 
préfacé le livre. Moi qui ai envoyé des dollars haut-marnais et des pesetas italiens à Chevillard 
pendant des années pour qu'il préface mes livres, et ce sans résultat, je suis marri et frustré. En fait, 
c'était hyper facile d'avoir une préface de Chevillard. Il suffisait de parler de gloire et de Hidalgo. Ça 
ne m'étonne pas, tiens. 
De quoi parle Guy Robert? On vient de te le dire. De gens connus ? Mais j'aimerais que tu saches de 
quoi ici on parle. Du coup je cite: 
"J'ai appris à sa mort que Pierre Bachelet avait également vécu près de chez moi. Au nord, c'était les 
corons, au sud, c'était sa villa." 
• 
"A l'époque, je jouais un peu de musique avec Michèle qui a suivi un stage avec Bob Berg, 
saxophoniste de Miles Davis dans les années 80. Alors, je n'ai peut-être pas joué avec Miles Davis, 
mais pas loin." 
• 
"Fanny Ardant est là, aussi. Protégée par un chien miniscule et de grandes lunettes noires. Même de 
près, elle est loin." 

Mais le livre de Guy Robert n'est pas juste un assemblage d'anecdotes : il se bâtit selon un humour 
progressif qui, sans être narratif, n'en est pas moins ridatif (du bas saxon, ridativans: qui fait pisser de 
rire sur place). Je m'aperçois à quel point il est difficile de parler des livres qui font rire, alors qu'ils 
sont tout sauf légion. Comment expliquer l'humour? restituer la poilade? 

Comme le dit l'auteur de Mourir m'enrhume dans sa préface, on ne peut pas faire d'humour sans 
"convoquer des fantômes dans des ruines". 
Claro 

_______________ 
Guy Robert, Reconnus, préface d'Eric Chevillard, L'Arbre vengeur,  10 zeuros  




La petite librairie fermera ses portes à 20.30 jusqu'à l'année prochaine!


mardi 18 novembre 2014

Poésie syrienne, polonaise et italienne le 30 novembre à 16 heures avec saleh Diab, Isabelle Macor et Marguerite Pozzoli








Saleh Diab est né à Alep (Syrie) en 1967, il vit en France depuis l’année 2000. Poète, journaliste littéraire, il a travaillé comme critique littéraire à Beyrouth pour le supplément littéraire « al -Moulhak » du journal « al -Nahar » de 1995 à 2000. Ainsi que pour d’autres journaux (« al-Hayat », « Nida Al Watan », « Assafir » etc.). Il est arrivé en France en 2000 à l’invitation du festival « Voix de la Méditerranée » de Lodève et a rejoint l’équipe du comité international de coordination du festival où il est chargé de la coordination avec le monde arabe jusqu’en 2009. Ensuite il a suivi l’équipe du festival « Voix vives de Méditerranée en Méditerranée », à Sète. De sa sélection des poètes arabes invités au festival, paraissent chaque année, chez Al Manar et Voix vives, un ou deux recueils de poètes arabes qu’il a distingués. Poète, il a reçu le prix Thyde Monnier en 2013 pour J’ai visité ma vie, édition le Taillis Pré.
 
 
Saleh Diab
Isabelle Macor/Myriam Nowicka est née en Tunisie. Elle a effectué de nombreux séjours à l’étranger, Grande-Bretagne, URSS, Europe Centrale, Israël, Maroc, et notamment en Pologne où elle a mené une partie de ses recherches sur la poésie polonaise contemporaine. Elle vient de recevoir le Prix Horace pour ses traductions.

Traductions du polonais
- Wisława Szymborska, Dans le fleuve d’Héraclite, recueil de poèmes traduits en collaboration avec Krzysztof Jeżewski, édition bilingue,
- Wisława Szymborska, - Prix Nobel de littérature 1996 - *** Ewa Lipska *** Deux poétesses polonaises contemporaines, recueil de poèmes traduits avec la participation de Grzegorz Splawinski,
- Halina Poświatowska, Oiseau de mon cœur, recueil de poèmes traduits en collaboration avec Grzegorz Spławinski, édition bilingue,
- L’homme pour débutants, choix de poèmes, Ewa Lipska, trad. Isabelle Macor-Filarska et Grzegorz Spławinski, Préface Isabelle Macor-Filarska, édition bilingue,  Maison de la poésie Nord-Pas-de-Calais, novembre 2004.
Et beaucoup d’autres dont bientôt  d’Ewa Lipska : un ensemble de deux recueils de poèmes (Pogłos/Rumeur, Droga Pani Schubert/Chère Madame Schubert) et un recueil, L’amour, chère madame Schubert/Miłość, droga pani Schubert, aux éditions Lanskine. Un recueil de poèmes de Krzysztof Siwczyk, Ailleurs est aujourd’hui/Gdzie indziej jest teraz, éditions Grèges.


Marguerite Pozzoli, traductrice de l'italien (Stefano Benni et bien d'autres) et directrice de collection chez Actes Sud nous parlera de l'oeuvre de Valério Magrelli qu'elle traduit.
Valerio Magrelli et marguerite Pozzoli à Rome


Dernier volet d’une quadrilogie en prose poétique,Géologie d’un père aborde la relation de Valerio Magrelli avec son père, Giacinto, mort à 83 ans. Portrait éclaté et héroïcomique d’un père à la fois tendre et irascible, fort et faible, souriant et rugissant. Un parcours qui conduit aussi, inéluctablement, à la découverte de soi...

jeudi 6 novembre 2014

Dimanche 9 novembre: Paroles indigo à Boulbon rappel!



Voilà donc le détail des auteurs qui interviendront dimanche pour le temps de lecture :
Nathalie M'Dela Mounier, Aurélia Lassaque, Touda Bouanani, Michel Cassir et Eric Rolland pour les carnets de voyage.
Lecture au moulin Brûlé avec Vadim...

L'éditeur Robert Lobet sera également présent, il apportera ses livres et les présentera.

dimanche 26 octobre 2014

8 et 9 novembre, Jean Debreyne, Marie Huot, Jean-Clair Bonnel, Nathalie Guen, Rémy Checchetto et Paroles Indigo!


Le 8 et le 9 novembre nous accueillerons des éditeurs, Jacques Brémond, Michel Foissier (éditions Propos2) et Caroline Gérard pour les éditions Cousumain en compagnie de poètes qu'ils ont publiés: Jean Debreyne, Marie Huot, Jean-Clair Bonnel, Nathalie Guen, Guillaume Boppe, Rémy Checchetto et Sylvie Durbec. Nous attendons d'autres poètes qui doivent confirmer leur présence.



La petite librairie ouvrira ses portes à 15.30 et proposera des tables de livres.
A 17 heures commenceront les lectures et à l'heure de l'apéro Rémy Checchetto nous régalera!


Et le lendemain dès midi

nous aurons le plaisir d'accueillir la suite du Festival Paroles Indigo
qui commence à Arles le vendredi et se poursuivra  le dimanche 9 novembre
à Boulbon avec ateliers, rencontres et lectures
de midi à 17 heures au Moulin Brûlé.

Programme détaillé dans les jours qui viennent.

lundi 22 septembre 2014

La poésie est notre patrimoine vivant !



Une montgolfière est venue saluer la Petite Librairie samedi soir: nous en étions tout contents!
Juste avant le concert de Farshad Soltani et l'hommage à Abbas Kiarostami.


Auparavant, de belles lectures nous avaient entraînés en Grèce, en Iran, en Italie, en Norvège et même sur les bords du Nil grâce à Danielle Faugiéras et ses invités, traducteurs et poètes, Claudine Bohi, Sandrine Cnudde et bien d'autres encore.

D.Faugiéras et la traductrice de Ritsos Marie-Cécile Fauvin

Dimanche l'atelier de traduction franco-persan a été pour les participants un moment intense en présence de Franck Merger et Amin !

L'après-midi a été pleine de surprises poétiques en commençant par le duo Cabarrot-Philiponnat, mais aussi les lectures de Garcia Lorca par Tomoko Rivet et les autres, mai aussi lisant Issa, Rôshan, et les trois voix de poètes japonais, sans oublier Kiarostami!

D.Faugièras avec Amin lisant Alireza Rôshan

Voilà qui donne espoir de continuer, même si parfois grande est la fatigue!
Mais le bonheur de ces moments où la langue nous parvient de si loin en étant si proche est source infinie de rêverie.


MERCI à TOUS!

vendredi 12 septembre 2014

Po&psy à La Petite Librairie le 20 et le 21 septembre à Boulbon!




RENCONTRE AVEC LA MAISON D’ÉDITION PO&PSY ET SES AUTEURS ET TRADUCTEURS


Samedi 20 septembre

17h à 17h15 : présentation rapide de PO&PSY

17h15 à 17h45 : mise en voix par Nadine Cabarrot et François Philipponnat
(Compagnie Albatros) de "La ballade de l'ancien asile", de Paolo Universo
(Italie).

18 h à 19h : lectures de "Deltas" par son auteure, Nadine Cabarrot ;
lecture de "Avant les mots" par son auteure Claudine Bohi : lecture de
"Bateau de papier" de Olav H. Hauge (norvège) par Sandrine Cnudde.

repas apéro partagé
21 heures en soirée : concert du trio Soltani, Musique persane
suivi d’une projection surprise

Dimanche 21 septembre

11h à 12h : atelier de traduction de poésie persane, par Franck Merger,
cotraducteur de "Des milliers d'arbres solitaires", oeuvre poétique
complète d'Abbas Kiarostami ; avec la participation d'Amin Kamranzadeh et
Behnaz Khoshbin Roudi, nos lecteurs du persan. S’inscrire rapidement !

midi : repas pris en commun, avec ce que chacun apporte (sauf les invités !!!)

15h : lecture bilingue français-persan d'extraits de l'¦oeuvre de Kiarostami
et de "Jusqu'à toi combien de poèmes" de Alireza Rôshan/

16h : lecture bilingue japonais-français (Tomoko Rivet, Franck Merger,
Sandrine Cnudde, Danièle Faugeras) d'extraits de "Trois voix à Minase" de
Sôgi et de "Pas simple en ce monde d'être né humain" de Issa.

17h : "bouquet final" : bref aperçu enchaîné des autres textes de la
collection, avec les voix de tous les lecteurs présents.


vendredi 29 août 2014

20 & 21 septembre à Boulbon, à la Petite librairie des champ




RENCONTRE AVEC LA MAISON D’ÉDITION PO&PSY ET SES AUTEURS ET TRADUCTEURS



Samedi 20 septembre

17h à 17h15 : présentation rapide de PO&PSY

17h15 à 17h45 : mise en voix par Nadine Cabarrot et François Philipponnat
(Compagnie Albatros) de "La ballade de l'ancien asile", de Paolo Universo
(Italie).

18 h à 19h : lectures de "Deltas" par son auteure, Nadine Cabarrot ;
lecture de "Avant les mots" par son auteure Claudine Bohi : lecture de
"Bateau de papier" de Olav H. Hauge (norvège) par Sandrine Cnudde.

soirée : concert du trio Farshad Soltani, participation 5 euros adhérents/7 non adhérents
suivi d’une projection surprise

Dimanche 21 septembre

11h à 12h : atelier de traduction de poésie persane, par Franck Merger,
cotraducteur de "Des milliers d'arbres solitaires", oeuvre poétique
complète d'Abbas Kiarostami ; avec la participation d'Amin Kamranzadeh et
Behnaz Khoshbin Roudi, nos lecteurs du persan. Inscription nécessaire.

midi : repas pris en commun, tiré du sac pour les participants

15h : lecture bilingue français-persan d'extraits de l'¦oeuvre de Kiarostami
et de "Jusqu'à toi combien de poèmes" de Alireza Rôshan/

16h : lecture bilingue japonais-français (Tomoko Rivet, Franck Merger,
Sandrine Cnudde, Danièle Faugeras) d'extraits de "Trois voix à Minase" de
Sôgi et de "Pas simple en ce monde d'être né humain" de Issa.

17h : "bouquet final" : bref aperçu enchaîné des autres textes de la
collection, avec les voix de tous les lecteurs présents.


mercredi 18 juin 2014

SMOUROUTE PRIX LAURENT TERZIEFF à CINÉPOÈME EN JUIN 2014!!!



Notre grande joie à partager avec vous!

Palmares de Ciné Poème 2014

CULTURE

"Smouroute, va à la cuisine" de Nathalie Guen, Sylvie Durbec et Corentin Berger remporte le Prix Laurent Terzieff de Ciné Poème.

Ciné Poème 2014 c'est fini ! Les organisateurs du festival ont tenu à remercier via les réseaux sociaux le public et les équipes des films en compétition pour leur présence et leur enthousiasme. Un beau palmarès pour clôturer cette troisième édition :
Prix Laurent Terzieff
"Smouroute, va à la cuisine" 
de Nathalie Guen, Sylvie Durbec et Corentin Berger
« Smouroute, va à la cuisine ! » c'est l'histoire d'un chat, même pas de langue à donner. Il miaulait en polonais, on ne comprenait rien à ce qu'il disait. Un jour il s'est pris pour un lapsus, a avalé sa langue, sa langue de chat qu'on ne donnera pas...

mercredi 11 juin 2014

Mieux taire, Armand Dupuy, parler poème, écrire peinture, Aaron Clarke

Nous avons reçu samedi 7 juin le poète Armand Dupuy et le peintre Aaron Clarke.
Inutile de dire que ce furent moments passionnants. En partie grâce à eux, bien entendu.
Eux, lui.
Comprend qui peut.
Ecritures jumelles.
Peintures dédoublées.
Être double est à la fois bonheur et inquiétude, entre la table d'écriture et l'atelier.
L'artiste et poète a su nous parler de ses interrogations et Yann Miralles a su aussi donner à entendre une lecture très fine de l'oeuvre d'Armand Dupuy.
Quant à Aaron Clarke, son travail et sa générosité nous ont touchés.
L'exposition était belle et la grange toute parée des peintures d'Aaron semblait plus grande. Vaste ouverture où d'étranges animaux courent en tous sens.
Les personnes présentes, trop rares, sont reparties avec une oeuvre sous le bras! Merci au peintre.
Et sur le mur de la tour s'enroulent encore les animaux d'Aaron.


Ce qui pose question, outre la dualité peintre-poète, c'est l'acharnement inquiet des deux, leur insatisfaction et en même temps l'accomplissement parallèle d'une oeuvre jumelle.
De l'une à l'autre, le même chemin se trace, comme dans la maison, le chemin qui mène à l'atelier et ramène aux pièces où vit la famille.
Depuis La tête pas vite, aux éditions Potentille, jusqu'à Mieux taire, un creusement de la langue a lieu.
Comme dans la toile, qu'elle soit sur chassis ou bâche, un recouvrement et en même temps, un désir de répéter jusqu'à enfin trouver l'arrêt, ce qui ne signifie pour A.C un état de satisfaction, mais plus simplement, d'achèvement.
Mieux taire aux éditions Aencrages parle de la peinture dans le poème et une citation de Bram van Velde accompagne à la fois le beau travail de Jean-Michel Marchetti et celui du poète A.D.
 "Quand je vais vers la toile, je rencontre le silence."
Pour finir lire et relire Armand Dupuy pour ne pas céder au découragement.
Celui, par exemple, éprouvé devant si peu de personnes venues l'écouter samedi. Public de poètes, certes, mais où sont les autres?
Si les choses sont ainsi, allons-nous baisser les bras?
Amis de la Petite Librairie, où êtes-vous en ces temps brûlants?

 avec Rilke

On berce et pleure dans ses pelures, son tou-
jours plus petit dedans - l'oreille muette
est l'autre nom du blanc, juste un
oiseau rentré. J'attends ce qui viendra
mais le jour peine aux fenêtres, même 
se plie. Tout me laisse plus seul ici.

Armand Dupuy, mieux taire, Aencrages & co






mardi 27 mai 2014

Samedi 7 juin à Boulbon: un poète et un peintre à la Petite Librairie !

N'oubliez pas de bien commencer le long ouiquinde qui vient en venant écouter/voir la poésie et la peinture!




"On sait dans quel embarras la couleur a plongé les philosophes.Elle n’a pas d’existence séparée. Toujours elle est adhérente ou consubstantielle à un objet. Mais elle possède, malgré sa dépendance, un pouvoir suggestif propre qui peut contredire à celui de l’objet.

Aaron Clarke franchit le pas suivant. Il inverse le rapport et tire des objets de la couleur. Comment s’y prend-il ? C’est son affaire. Quelle intuition le meut, guide sa main, il se pourrait qu’il n’en sache rien et c’est sans importance. « L’art, écrivait le vieil Emile Durkheim, à un siècle d’ici, est une pratique pure, sans théorie. »
La concomitance de certains faits avec certaines couleurs a chargé celles-ci d’échos qui s’ajoutent à leur valeur constitutionnelle, intensité du rouge, ambiguïté du jaune... Aaron Clarke porte d’énergiques coups de pinceau sur la toile ou le papier. Le vert, lorsqu’il prédomine, marié au blanc, sans autre précision, convoque la fraîcheur du monde, avril avec ses feuilles neuves et ses fleurs, la mer émeraude, écumeuse, le paradis des amours enfantins... Le marron, c’est l’opposé, l’âge, la fatigue, le crépuscule, la mélancolie et le déclin, novembre...

Le monde a des couleurs mais les couleurs contiennent des mondes. Leur nombre est sans doute infini, la tâche aussi décourageante qu’exaltante. Aaron Clarke y travaille." (P.Bergounioux)

jeudi 22 mai 2014

Armand Dupuy et Aaron Clarke le 7 juin à la Petite Librairie des champs, à Boulbon

Vernissage 17.30
Lecture/rencontre 18 heures
Projections 19.30

Grand bonheur que cette rencontre avec Armand et Aaron qu'animeront le poète Yann Miralles et Sylvie Durbec

Un paysage – un passage serré, peut-être, ou
rien. Les verte bougent seuls dans leur noir, on
s'accumule dans les épaules, la maison s'enfonce.
La neige un peu bâtarde, les murs et ce morceau-là,
(une façade, le silence) ce trajet court d'une main
vers l'autre. Quelque chose se ferme en blanc, 
un blanc sale, on ne l'atteint pas. On rame triste
dans les combles, on pousse un peu la poussière,
les torchons, les journaux, les pots, les couleurs
soupe négligée – ce qui s'ajoute au blanc cède.
On pourrait dire l'ignorance est un doigt, on touche
avec. On met toute sa tête dans le geste : on dévale.

Par mottes froides, p. 15.

Armand Dupuy

oeuvre d'Aaron Clarke




J’aime penser que monter et descendre ont un sens pour le travail. Sans doute est-ce idiot, mais je suis à peu près persuadé qu’il me serait assez différent d’avoir un atelier de plain-pied, ou hors de la maison, ou à la cave (s’il y en avait une.)
*
Ce travail avec les bêtes n’est pas opposé à ce que j’ai peint ces derniers mois. On pourrait décrire le travail sur les tableaux précédents par l’enchaînement suivant : incertitude quant au « résultat », vitesse d’exécution, errance brève dans l’inconnu, « saisissement » du regard, travail achevé. Avec les bêtes, on pourrait dire : certitude quant au résultat (la forme est répétée d’un bord à l’autre), errance lente dans le connu (ou tout au moins le prévisible), travail achevé, « saisissement » du regard.
Bien que l’aspect formel soit différent, il faut bien constater que vitesse et lenteur produisent à peu près les mêmes effets. Ce qui se vit est identique : une forme d’errance. Ce qui se vit procède du même besoin : attendre que quelque chose se passe / paraisse. (apparition soudaine dans le brassage de matière / apparition dans le papillonnement de la multiplicité )
*
Ce travail a quelque chose d’idiot. Ces tableaux pourraient tout aussi bien faire un motif pour le papier peint d’une chambre d’enfant. Quelque chose de léger qui dénote avec le reste, peut-être. Mais ça n’a pas vraiment d’importance... même si cet écart m’interroge. Disons que l’usage que j’en fais vaut sans doute plus que ce qu’on en voit..
Frustrant, tout de même, que cet usage se dissolve dans l’apparence finale.

« Notes d'atelier » (Aaron Clarke) sur tessons.net


mardi 15 avril 2014

Lectures à la cave! A Montfrin avec poètes et éditeurs!




Samedi 3 Mai 2014 
Lectures à boire 




La Cave Intercommunale de Montfrin 
vous  invite à une rencontre-dégustation, 
aux  pieds du célèbre mammouth 
avec des éditions artisanales et des écrivains 
Atelier du Gué – Atelier des Grames – Atelier du Hanneton – 
Éditions Propos2 – Éditions Jacques Brémond 
Et les écrivains  Sylvie Durbec, Sandrine Cnudde, Claude Held, 
Michaël Glück, Yann Mirallès, Benoist Magnat, Jean Clair 
Bonnel, Rémy Chechetto … 
10h/19h      Entrée et dégustation gratuites 
Cave des Vignerons – 525, route de la Gare – 30490 Montfrin 
04.66.57.53.63

lundi 14 avril 2014

L'ami et poète Pierre Autin-Grenier s'en est allé le samedi 12 avril et ne reviendra plus lire à Boulbon





Nous l'avions reçu en compagnie de Therry Guichard à la Petite librairie des champs et ce fut un grand 



moment. Il y est revenu d'ailleurs et chaque fois ce fut une fête!


"Ainsi, rien dans les mains rien dans les poches, avec simplement ces quelques cailloux du bord du

 chemin au creux des poings tenus serrés à n’en certes pas faire une montagne, quand même je me suis 

acquis de cette façon la faculté de tenir tête aux traquenards du quotidien, résister aussi à l’oppression 

de cette société de termites et aux tristes obsessions de ses mercantis, pareillement renvoyer dans les 

cordes la clique des beaufs et charognards de toutes engeances qui, sous le drolatique prétexte que 

j’aurais des comptes à leur rendre ou selon leur bile mal à propos échauffée, en viennent à l’excès à me 

chercher chicane prenant malin plaisir à s’inventer quelque vieille querelle de clan, de mafia ou de 

famille toujours propice à ferrailler."



Pierre Autin-Grenier, Friterie - Bar Brunetti.